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ACTUALITE

La numérisation des collections entre petit à petit dans les habitudes des services publics et privés maliens. Qu’elle concerne les archives des banques ou les anciennes collections des bibliothèques, buy ou encore les documents audiovisuels des médias, buy information pills la numérisation se voit désormais comme un outil de facilitation de la diffusion et de la conservation des documents. La numérisation des archives, surtout au niveau des services depassation de marché, des services de banques, de contrôle financier, etc., apparaît comme un outil de facilitation de la traçabilité des documents et des activités. Sans prétendre épuiser les avancées liées à la numérisation, il est évident qu’elle suscite aujourd’hui un grand espoir. Cet espoir, toujours grandissant, ne doit pas cependant conduire à un phénomène de mode où chacun s’y met sans respecter les règles et méthodes élémentaires en la matière. Malheureusement, cette tendance existe et pourrait aboutir à la numérisation de nos ressources documentaires sous des formats et des résolutions (formats propriétaires, par exemple) non-standards et selon des procédures peu adéquates.

 

Consciente de ce danger, Commission Nationale Malienne pour l’UNESCO, à travers le Comité PIPT (Programmed’Information Pour Tous) et en collaboration avec la bibliothèque nationale du Mali, a organisé les 17 et 18 octobre 2011 un atelier sur le thème « Numérisation des collections : de l’idée à la réalisation du projet ». Animé par Amadou Békaye Sidibé et Ibrahima Djiré, conservateurs de bibliothèque, l’atelier a regroupé 20 participants dont un représentant de l’Institut des Hautes Etudes et de Recherche Islamique (IHERI) de Tombouctou. Durant deux jours les participants ont échangé sur les enjeux de la numérisation (enjeux politiques, économiques, techniques, sociétaux, juridiques, organisationnels,….). Sur la base d’exemples précis (Google Print vs Europeana, par exemple), les facilitateurs ont suscité beaucoup d'interrogations chez les participants. L’enjeu qui a eu le plus de questionnement a été sûrement celui juridique. En effet, le respect du droit d’auteur reste un défi majeur pour les professionnels de l’information documentaire au Mali en passe de monter des projets de numérisation. Car bon nombre des publications disponibles dans les fonds des unités documentaires maliennes sont d’auteurs étrangers et la gestion du droit d’auteur peut s’avérer assez complexe, voire compliquée.

Outre les enjeux de la numérisation, les participants ont pu voir à partir d’un exemple concret comment on élabore un projet de numérisation. L’exemple de projet débattu était conforme au modèle proposé par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

Les formats et résolutions de numérisation ont constitué un module majeur de l’atelier. Après avoir expliqué les notions de format, de résolution, de pixel, de pouce (2,54 cm), de master, etc., Monsieur Sidibé a exposé les standards actuels de formats et de résolution, et ce, en fonction des types de document. Par exemple, les ouvrages imprimés peuvent être numérisés au format TIFF pour la conservation et JPEG ou PDF pour la diffusion. La résolution pour ces types de document se situeraentre 300 et 400 dpi (ppp). Pour la presse, 300 dpi restent suffisants. Pour les images, 300 dpi restent recommandés pour les grands formats et 600 dpi pour les formats moins qu’A6. Compte tenu du temps imparti (2 jours), l’atelier n’a pas pu s’étendre largement sur tous les aspects de la numérisation. Il a toutefois fait beaucoup de démonstration (numérisation à différentes résolutions, à différents formats, avec OCR, numérisation des cassettes VHS avec le logiciel Pinnacle, des cassettes audio avec Audacity, etc…).

Au sortir de l’atelier, les participants ont jugé que ses objectifs sont sûrement atteints. Car il s’agissait, entre autres, de faire prendre conscience aux participants les enjeux de la numérisation, de les sensibiliser à la nécessité d’élaborer un projet pour toute numérisation et les inciter au respect des standards de formats et de résolution.

Si ces objectifs sont visiblement atteints, tous les problèmes ne sont pas pour autant résolus. D’où les recommandations de l’atelier qui insistent sur l’acquisition de matériel de numérisation, la formation des chargés des collections au droit d’auteur, la gestion des documents numériques, etc.

Amadou Békaye Sidibé

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